Ce que coûte la collecte des pièces justificatives
Recevoir une pièce prend deux secondes. La rapprocher, la renommer et réclamer les autres occupe une part réelle de la période fiscale.
En mars, les pièces arrivent par email, par WhatsApp, par WeTransfer et encore par la poste. Personne n'a choisi cette organisation : le client envoie avec ce qu'il a sous la main.
Où part le temps
Recevoir une pièce prend deux secondes. Le reste prend plus longtemps. Il faut remarquer que le certificat de salaire du conjoint manque, retrouver l'attestation 3a dans une conversation, renommer scan(2).pdf. Puis tenir à jour ce qui est arrivé et réclamer le reste.
Sur un dossier, c'est l'affaire de quelques minutes. Sur plus de cent dossiers de personnes physiques entre février et avril, c'est une part de la saison que personne ne facture.
Ce qui peut s'automatiser
Demander, trier, renommer, rappeler : ces tâches suivent des règles et se prêtent à l'automatisation. Repérer une déduction oubliée, conseiller un client qui vient de se mettre à son compte ou accompagner une séparation relève de l'expertise du cabinet. Aucun outil ne s'en charge.
Des canaux choisis pour aller vite
Une déclaration d'impôt réunit des informations très confidentielles. Elles circulent souvent par des messageries et des services de transfert étrangers, choisis un jour où il fallait aller vite. Le PFPDT recommande pourtant de chiffrer les messages qui transportent des données personnelles, pour qu'un tiers ne puisse pas les lire.
La question utile pour un cabinet : si un client demande où sont ses documents et qui peut les ouvrir, la réponse est-elle claire ?
